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Anecdotes de carrière

Chers camarades,

ici vous pourrez nous faire part de vos anecdotes de carrière, arrivée dans le régiment à la sortie de l'école... Les manoeuvres, les mutations, les rencontres avec les copains de promo, etc....

A bientôt

Pierrot F.
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D
Il y a 65 ans…Voici 65 ans que la Normandie a connu le fracas des armes dont l'écho résonne encore aujourd'hui sur les plages et les zones de parachutages du Calvados et de la Manche. Ce fracas résonne encore et toujours dans ma mémoire. Il y résonne encore car l’opération Overlord, la plus grande machine d’invasion, mis en œuvre au nom de la liberté fut déclenchée, accélérant la défaite du totalitarisme nazi. Il y a 65 ans, l'immense machine de guerre alliée déferlait sur le Mur de l'Atlantique,Il y a 65 ans, mes parents, nos parents, voyaient les troupes américaines, anglaises, canadiennes ou encore françaises libérer leurs villes et villages, au prix du sang. Vous savez tous combien périrent ce matin là. Des milliers et des milliers…Aujourd'hui comme tous les ans depuis ce mardi 6 juin 1944, nous nous souvenons. Nous nous souvenons de ces jeunes soldats de vingt ans versés dans le chaudron de la guerre pour un idéal qui les dépassait, que la victoire alliée soit possible.Nous devons nous souvenir que la liberté fut gagnée par le courage de quelques-uns se battant pour l'humanité. Juin 1940 : J’ai aussi une pensée particulière pour les cadets de Saumur, ainsi nommé par l’histoire, mais ils ne furent pas que 550 élèves de l’école de cavalerie, des gars de notre âge, des 240 EOR du train, et de nombreux autres, commandé par le colonel Michon. Les boches ont rendu les honneurs  aux vaincus, submergés par l’écrasante machine de guerre nazi. Les survivants purent rejoindre les lignes. Rare… Nous ne devons pas oublier.Aujourd'hui nous devons évoquer la mémoire de ces hommes et leur rendre hommage, à ces hommes qui se sont battus sur nos terres contre un ennemi despotique. Nous devons nous rassembler pour prendre mieux conscience de la valeur de la liberté et de la paix, que nous avons peut-être trop souvent tendance à considérer comme acquis ; cela fait en effet près de 65 ans que notre territoire n'a pas connu les affres de la guerre. Les commémorations de Normandie ne sont pas seulement un regard vers le passé, mais aussi un regard vers le futur. Main dans la main entre les différentes générations, en particulier la plus jeune à qui nous nous devons de transmettre le flambeau du souvenir.Cet été encore, témoignons notre respect pour les vétérans. N'hésitez pas à aller à leur rencontre, ils sont heureux de répondre à vos questions. Ayons une pensé particulière pour leurs camarades tombés au champ d'honneur et qui sont enterrés dans les cimetières militaires normands.
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L
Je vous rassure tous tout de suite, ce n'est pas une question de prénom, Jacques ou Georges, mais c'est tout simplement une question de prestige car le St Georges est classé 3 étoiles alors que le St Jacques n'en n'a que 2. Tout ceci pour vous préciser que notre ami Jeannot ne fréquente que les établissements de grand standing et a donc beaucoup de mal à imaginer que les autres puissent vivre différemment en se contentant du tout venant. Mais enfin la prochaine fois je te ferai plaisir mon cher Jeannot et je t'inviterai au St Georges (en Mai ou Juin), si toute fois tu es d'accord. Par contre nous serons obligés de mettre la cravate et le costard. Jeannot éxagère en osant dire que j'ai pris du poids par rapport à nos seize ans car seulement trente cinq petits kilos me séparent de cette époque (il n'y a pas de quoi fouetter un chat car ils sont placés aux bons endroits). J'ai passé une très bonne soirée avec Jeannot et j'aurai peut-être l'occasion de rencontrer d'autres illuminés de la 214 avant le 12 septembre lors de mes nombreux périples sur notre beau territoire.
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C
J'ai vu que dans "Annecdotes de carrière" il y avait un sous -sujet "rencontre avec les copains" Alors je ne résiste pas à l'envie de vous raconter ma soirée de hier. Il y a une semaine je reçois un coup de téléphone d'un ancien de la 214 (oui, je vais vous faire mariner un peu) qui me dit: le 10 Février je suis de passage à Valence, c'est l'occasion de se voir, je t'invite au resto. J'accepte bien sur volontier et on se donne RDV au restaurant " Le St Georges" à 19h 45.A 19h 45 tapante je suis au St Georges, 19h50, personne, 19h 55 personne, à 20h je commence  à m'inquiéter, quant mon téléphone sonne "allo, Jeannot, qu'est ce que tu fout, tu m'a oublié, ça fait un quart d'heure que je t'attend. Aussitôt le doute s'est emparé de moi, et je lui dis: "mais t'es ou?" et il me répond: ben au St Jacques comme convenu. St Georges, St Jacques, quand on a plus de cerveau voilà ce que ça donne. Heureusement pour moi, c'était à deux pas d'ici, et quand j'arrive au St Jacque, qui je vois assis tout seul à une table mon ami Marc LAURENT je l'ai reconnu de suite, exactement la même bouille qu'à 16 ans, avec un peu plus d'embonpoint on va dire. Et dès l'apéro on a commencé, chacun son tour a se raconter des anecdotes, il fallait presque se couper la parole pour pouvoir en placer une, c'est vrai qu'il fallait faire vite, on avait pas beaucoup de temps devant nous, quand les moules frites sont arrivées, on avait à peine fini de parler de nos carrières, il restait encore Issoire ,St Maix, les copains, bref à 23h 30 tous les sujets n'avaient pas été abordés mais il fallut se résoudre à se quitter car Marco reprenait la route le lendemain de bonne heure. On s'est donc quitté là en se disant que de toute façon on allait se revoir le 12 septembre.
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C
BIHAC 1992, opération de maintien de la paix, le détachement comprenait un escadron blindé sur saggaie, une compagnie du génie qui entre autre s'occupait des groupes électrogène, mais pas des petits groupes comme celui que tu trimbale dans ton lot 7,non, des gros engins de 500 KWA, et il y en avait je crois 6 ou 8, une compagnie d'infanterie plus quelques petits détachements bref, mon chef du 2a et moi même avions sympatisé avec des sous off. mécano bifins, ils venaient régulièrement boire l'apéro à notre popote. Un soir, ils nous invitent à manger à leur popote, donc le dit soir, mon pote et moi nous nous mettons sur notre 31, c'est à dire tenue de sortie, car dans la cavalerie on est très classe, et on prend un cadeau pour leur capitaine, en l'occurence le fanion de l'escadron plus un cendrier en cuivre représentant l'insigne du régiment, dans la cavalerie on est très poli. On arrive à leur bungalow popote, présentation, apéro et on attaque le repas, je ne me souviens plus du menu mais c'était très bon. Vers la fin du repas après moulte histoires de cul, viennent les chants militaires, l'alcole commençait à faire son effet, et le dessert arrive: des yahourts, mon voisin d'en face commence son yahourt, celui d'à côté donne un coup sous la cuillère et le yahourt atterit dans l'oeil du mec, aussitôt l'autre prend son yahourt et l'écrase sur la tête de son assaillant, celui d'à côté ayant pris des éclaboussures en fait autant, et en l'espace de 30 secondes c'était une bataille rangée a coup de yahourt, quand il n'y eu plus de yahourt, tout ce qui restait sur la table y est passé, les petits pois, la sauce de viande, la moutarde, tout, et au bout de 5 mn le bungalow était maculé du sol au plafond. Le capitaine qui n'était pas le dernier à faire le con a poussé une gueulante pour mettre fin à l'orgie, en disant je vous préviens, demain je veux que le bungalow soit nickel. Mon pote et moi sommes repartis en titubant, heureusement qu'il faisait nuit, on aurait dit 2 clodos qui venaient de vider des poubelles, on est directement allé sous la douche tout habillé, car la tenue de sortie n'était pas belle à voir, le lendemain on est allé boire l'apéro chez les bifins, et éffectivement le bungalow était nii-ckel, très forts les bifins, mais quand même, sont pas très fins dans la bif.
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C
Cette fois, ça se passe à Saint Mex, un jour, c'était la nuit, on était 6 ou 7, ne me demandez pas les noms, je ne me souviens pas, on décide de faire le mur pour aller à un bal dans un bled dont je me souviens plus le nom au dessus de St Mex. on part à deux voitures sur, peut-être trois, la mienne ma simca 1000, et une dauphine blanche avec jante allu, magnifique, j'ai toujours cru qu'elle appartenait à loulou, mais il me certifie que non. Bref, arrivée au bal on gare les bagnoles dans un champs comme c'est souvent le cas dans les bals de campagne, et la soirée commence, au bout d'un moment, je ne sais pas si c'est le manque de meufs ou quoi, toujours est-il qu'on décide de changer de crèmerie, et nous voila repartis, mes potes partent devant et moi je perds un peu de temps car le sol était gras et les pneus AR de la simca étaient lisses, ouais je sais, c'est pas bien, j'ai donc été obligé de rouler comme un malade dans la descente sur St Mex pour les rattrapper car je ne savais pas ou ils allaient, et dans un virage elle dérapa et dans un poteau EDF elle s'encastra, deprofondis pom pom, morpionibus, pom pom etc, etc... Pas de blessé tout le monde arrive à s'extirper de la voiture qui elle, est complètement morte, les boules, je l'aimais bien ma simca 1000, on a fini le reste du trajet en stop jusqu'a l'école, on a refait le mur, et tout le monde au lit. Le lendemain, c'était le dimanche je suis vite resorti pour envoyer une dépaneuse récupérer ma bagnole avant que les flics ne tombent dessus et que ça remonte jusqu'a l'école. Après lorsqu'on partait sur le terrain en camion, on passait devant le garage ou était l'épave de ma bagnole et ça me mettait les boules à chaques fois. Si certains se rappellent des détails, n'hésitez pas.
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